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Les scale-ups francaises qui recrutent en 2026
Alors que le marche de l'emploi tech marque le pas dans les grands groupes, les scale-ups francaises embauchent massivement. 15 000 postes a pourvoir dans les startups en hypercroissance. La liste des recruteurs et les profils recherches.

Le marche de l’emploi dans la tech francaise connait une evolution paradoxale. D’un cote, les grandes entreprises technologiques internationales ont reduit leurs effectifs de 12 % en moyenne depuis 2023. De l’autre, les scale-ups francaises recrutent a un rythme soutenu. Selon une etude conjointe de France Digitale et de McKinsey, 15 000 postes sont a pourvoir en 2026 dans les startups en hypercroissance.
Les scale-ups definies comme des startups ayant depasse les 50 salaries et generant plus de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel sont devenues les premiers recruteurs tech du pays. “Les scale-ups sont le moteur de l’emploi technologique en France”, affirme Maya Noel, directrice de France Digitale. “Elles creent des emplois locaux, durables, et offrent des perspectives de carriere comparables a celles des grands groupes.”
Parmi les plus gros recruteurs de l’annee, Back Market figure en tete. Le marche du reconditionne emploie 800 personnes et cherche a recruter 200 profils supplementaires en 2026, principalement dans l’ingenierie logicielle, le product management et les operations. “Nous avons besoin de talents qui croient en notre mission : prolonger la duree de vie des appareils electroniques”, explique la DRH de Back Market.
Doctolib reste un poids lourd de l’emploi tech avec 3 000 salaries et 300 postes ouverts. La plateforme de prise de rendez-vous medicaux cherche des ingenieurs backend, des data scientists et des profils commerciaux pour accompagner son deploiement a l’international. Doctolib a annonce l’ouverture d’un bureau a Madrid en 2026.
Alan, l’assurance sante, poursuit sa croissance fulgurante. Avec 1 200 employes et 250 postes a pourvoir, la startup cherche a renforcer ses equipes techniques et medicales. “Nous recrutons des medecins, des infirmieres et des data scientists pour construire l’assurance du XXIe siecle”, indique Jean-Charles Samuelian, CEO d’Alan.
Qonto, la neobanque des PME, prevoit d’embaucher 300 personnes en 2026, portant ses effectifs a 2 000 salaries. Les profils recherches sont varies : ingenieurs full-stack, analystes financiers, responsables conformite et equipes support client. Qonto a ouvert un bureau a Milan et prepare son entree sur le marche allemand.
Mirakl, la plateforme de marketplace, recrute 180 profils, principalement dans la R&D et le commerce. La scale-up parisienne, valorisee 3,5 milliards d’euros, equipe des entreprises comme Carrefour et Auchan. “Nous avons besoin d’architectes logiciels et d’experts en marketplace pour accompagner la croissance de nos clients”, precise un responsable RH.
Sorare, le jeu de fantasy football base sur les NFT, a retrouve une dynamique de recrutement apres une periode de vaches maigres en 2023-2024. La startup recrute 80 personnes, dont des designers, des ingenieurs blockchain et des responsables marketing.
Ledger, le specialiste de la securite des cryptoactifs, continue d’embaucher malgre la volatilite du marche. Avec 150 postes ouverts, la startup cherche a renforcer ses equipes de recherche en cybersecurite et de developpement hardware.
Veepee (ex-Vente Privee) recrute 120 profils, principalement dans la data et la logistique. La scale-up a investi 50 millions d’euros dans l’automatisation de ses entrepots et cherche des ingenieurs en robotique et en supply chain.
BlaBlaCar a 90 postes a pourvoir, dont 30 dans la data science. Le leader du covoiturage developpe de nouveaux services de mobilite et renforce sa presence en Ukraine et en Pologne.
Deezer, le concurrent francais de Spotify, recrute 70 personnes, principalement dans la recommendation algorithmique et le marketing. La plateforme musicale, qui a atteint 12 millions d’abonnes, prepare son introduction en bourse a Paris.
“Les scale-ups offrent ce que les grands groupes ne peuvent plus donner : de l’autonomie, de l’impact visible et une progression rapide”, analyse un consultant en recrutement tech. “Un ingenieur qui rejoint une scale-up peut voir son code utilise par des millions d’utilisateurs en quelques mois. C’est extremement motivant.”
Les profils les plus recherches sont les ingenieurs logiciels senior (30 % des offres), les data scientists (18 %), les product managers (15 %), les commerciaux B2B (12 %) et les experts en cybersecurite (8 %). Les salaires restent attractifs : un ingenieur senior gagne en moyenne 75 000 a 95 000 euros en scale-up, contre 80 000 a 110 000 dans un grand groupe, mais avec davantage de stock-options.
“Nous recrutons aussi des profils non techniques : juristes, responsables financiers, RH, marketing”, rappelle un DRH du secteur. “Une scale-up a besoin de toutes les fonctions d’une entreprise classique, mais avec une culture et une agilite differentes.”
Les candidats viennent de trois viviers : les grandes ecoles d’ingenieurs et de commerce (40 %), les universites et les bootcamps (35 %), et les reconversions professionnelles (25 %). Les scale-ups sont particulierement actives dans la formation en alternance, avec 4 000 contrats d’apprentissage signes en 2025.
Si vous cherchez un emploi dans la tech en 2026, les scale-ups francaises sont sans doute votre meilleure option. Elles offrent croissance, impact et autonomie. Il suffit de postuler.
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